Merci Marguerite.

Le forsythia est en fleur devant la cuisine. Il n’a aucune concurrence et il en profite, il étale son jaune pétard sans vergogne. Les poules sont venues l’admirer ce matin. Elles s’aventurent de plus en plus loin de leur poulailler mais vient le soir et je les retrouve à la porte de chez elles, elles m’attendent.

Force est de constater que Queenie a perdu de son éclat. Avec cocker qui la saute trop souvent, son dos est sale, ses plumes s’y raréfient et quelques fois je vois des petites traces de sang. J’ai aussi remarqué qu’il la punit souvent et elle l’évite donc le plus possible. Le soir elle est la dernière à rentrer, comme si elle appréhendait la nuit. J’en suis triste, la nature est cruelle.

Je ne veux pas me séparer de Cocker, mais je veux protéger Queenie. Je vais donc laisser Nadette s’assoir sur quelques œufs quand elle sera prête et ainsi offrir quelques poulettes de plus à ce jeune coq un peu trop chaud… Les autres poules n’ont pas l’air d’en souffrir du tout….

Le vent souffle fort de l’Est, ce qui est rare ici. Il me met mal à l’aise, il ne promet rien de bon. Les arbres ont grincé toute la nuit, difficile de dormir. Des visions terribles envahissent mon sommeil heure après heure sans relâche. Et puis quand le matin arrive enfin et me délivre de l’angoisse, j’ouvre les volets et merveille ! petites violettes et jonquilles sont au rendez-vous, m’annonçant le printemps. Sourire. La nature est belle.

En bas au verger les premières fleurs des amandiers et des abricotiers m’invitent à les admirer. Sous les pétales blancs des fleurs d’abricotier une corole rouge, c’est ravissant. Les jolies fleurs roses des pêchers arrivent derrière, et les bourgeons des poiriers s’apprêtent à exploser. Il y a une force extraordinaire à l’œuvre dans chaque arbre. Comme s’ils nous criaient quelque-chose mais nous avons fermé le son et nous  n’entendons rien…. à moins d’ouvrir son oreille intérieure….

« Vivre avec l’ange », Un interview d’il y a 11 mois sur Vertical Project Media. Je découvre Marguerite Kardos, une femme lumineuse. Dans cet interview elle partage l’histoire de ses « dialogues avec l’ange », le contexte tragique dans lequel ils ont été reçus et écrits pendant 17 mois en 1943 en Hongrie et les messages qu’ils contenaient . En voici quelques pépites :

L’homme ( l’humain)  est le réceptacle d’une énergie divine dont il peut être les mains, les yeux, les oreilles… nous avons un saut quantique à faire….nous avons tous soif de lumière… « Les dialogues avec l’ange » se placent au-dessus des religions, les soufistes, les bouddhistes s’en servent. Il y une traduction en arabe en cours, nous dit-elle radieuse…Ne participe pas aux ténèbres, le mal est le bien en formation….Elle est joyeuse et communique sa joie.

Il est tard, et je vais de ce pas me replonger dans ce livre qui m’était impossible jusqu’à maintenant.

Je me sens prête. Merci Marguerite.

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