J’ai foiré

J’ai foiré avec les pintades. Sur les 5 copines il n’en reste que 3.

La première est morte très soudainement et en l’inspectant de près, la pauvre petite avait l’arrière train complètement ouvert et en décomposition avancée. Apparemment quand elles se font maltraitées par d’autres, c’est en se faisant piquer dans le derrière que les pintades se détruisent. Mais ça, je l’ai su trop tard. J’avais remarqué que son arrière-train était boursouflé et sale depuis son arrivée mais comme elle était active et qu’elle se nourrissait bien comme les autres, je n’avais pas réalisé le terrible état dans lequel elle était.

La deuxième pintade qui est morte le lendemain, a été mangée par le renard. Elle agressait une autre copine qui restait perchée pour se protéger, sans manger ni boire et qui faisait pitié. J’ai donc décidé que l’agresseuse serait la première à sortir.

Mon plan, après mes recherches sur Internet sur la question, était de les sortir une par une chaque jour jusqu’à la dernière, moment décisif une fois leur groupe reconstitué, à savoir si elles allaient alors rester aux alentours ou prendre la poudre d’escampette. Donc donner la liberté à cette première pintade un peu trop dominante me semblait un bon plan.

En plus, je me disais que quelques jours dehors lui ferait du bien et la calmerait. Je pensais qu’elle se percherait dans le figuier en face de l’enclos dès la nuit tombée en attendant le matin, mais elle a fait les cent pas devant l’enclos pendant plusieurs heures et puis s’est assise devant ses copines de l’autre côté du grillage et n’en a plus bougé. Elle aurait voulu bien sûr se retrouver dedans et en sécurité.

 Elles ont toutes fait un tintamarre du tonnerre pour me dire leur désaccord mais je ne voulais rien entendre. Moi je pensais à celle qui était maintenant descendue de son perchoir et qui avait enfin un peu de paix…..

Et puis le renard est venu faire un tour et nous a laissé quelques plumes ici et là.

Alors maintenant quoi ?

Plan B : Leur construire un enclos à côté de celui des poules pour qu’elles rencontrent ces dames. Un endroit suffisamment haut pour qu’elles puissent voler pour se percher et se familiariser avec leur état naturel et suffisamment protégé comme celui des poules pour éviter le renard jusqu’à leur sortie éventuelle et leur liberté à laquelle je tiens, quelques mois plus tard.

En tout cas il n’y a pas le feu avec ses 3 petites puisque leur bien-être est évident dans leur situation actuelle. Elles se nourrissent bien, papotent incessamment, nous montrent de l’enthousiasme quand on leur apporte des pissenlits et nous donne un petit œuf de temps en temps. Finis les cris et les drames….pour le moment.

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