Des mères-poules des cucurbitacées et des corneilles.

Deux poules avec leurs poussins, deux mères étonnement différentes avec leurs petits.

 Notre Legar est une maman moderne qui laisse une grande liberté d’action à ses rejetons très tôt après leur naissance.

Elle en a cinq de trois semaines cette fois, qui maintenant courent partout, jusqu’à 10 mètres plus loin dans toutes les directions sans que maman s’en inquiète.  Quand ils se faufilent sous la clôture et se retrouvent dans la haie qui surplombe le potager, les chênes, frênes, cerisiers et pommiers sauvages, lilas, églantiers, chèvrefeuilles, cistes, romarins, sauges, et lavandes … qui y poussent leur offre une ombre dense et un diner garanti. Avec les chaleurs, cette haie est un trésor. .

Ils sont trop petits pour faire des dégâts dans les salades et c’est si joli de les trouver entre les rangs de légumes quand ils s’y aventurent.

Quand la maman appelle, le retour est parfois difficile : Où est le trou dans le grillage qui les a laissé passer tout à l’heure ? En trouver un autre est un challenge…

Quand le soir tombe et qu’il faut rentrer, ça prend un temps fou. Il y en a toujours un ou deux pour qui ce n’est pas encore l’heure…mais elle reste d’une patience exemplaire.

 Et je viens de découvrir comment ils se retrouvent le soir dans un nid à un mètre du sol : Une fois à l’intérieur du poulailler, la maman les fait monter sur le toit par une échelle étroite. De là ils sautent sur la porte ouverte en contre-bas et puis se lancent à l’intérieur sur l’étagère au bout de laquelle le nid les attend…quelle escapade ! Si je ne l’avais pas vu de mes yeux, je ne l’aurais jamais cru.

Pour ce qui est de la petite noire, l’appellation de « mère poule » a été créée pour elle. Elle garde ses deux petits dans son giron toute la journée. Ils la suivent de très près et elle agresse les copines qui s’en approchent. La haie ne les attire pas, ou pas encore, et il est facile de les localiser quand on entre dans le poulailler. La nuit elle dort avec eux à même le sol.

La petite porte automatique s’ouvre à 6h à l’aube et tout ce joli monde se précipite dehors. Avant que cette petite porte ne soit mise en place, c’était le chaos : Une fois réveillées et dehors les poules se bousculaient toutes en attendant que j’ouvre leur grande porte. Les petits se faisaient alors piétiner, et les mères devenaient folles. Le passage entre les murs du poulailler et le grillage de protection est étroit et il est nécessaire d’ouvrir le poulailler le plus tôt possible le matin.

Cette porte automatique me permet de préparer leur nourriture le matin sans stress, puisque les filles sont dehors déjà depuis plus d’une heure avant que j’arrive.

Laisser maintenant la grand porte fermée toute la journée, oblige les poules à utiliser la petite porte automatique, ce qu’elles font quand elles vont pondre et elles le font toutes. L’avantage de la grande porte fermée est qu’elle protège les graines déposées le matin des tourterelles des pies et des pigeons mais les petits nés de la couvée précédente il y a trois mois, ont du mal à rentrer le soir par cette petite porte. Ils tournent longtemps autour sans se décider et je me dois de réouvrir la grande porte avant que la porte automatique ne se ferme à 22 heures en les laissant dehors.

Pour les deux mères, utiliser la porte automatique avec leur progéniture complète est quasiment impossible. Il en manque toujours un qui passe de l’autre côté du grillage et qui crie quand il se sait perdu. Alors maman ressort, le petit la rejoint et puis c’en est un autre maintenant qui a raté la porte…

Le premier essai à ouvrir le champ des ânes pour elles n’a pas été un succès : J’ai retrouvé mes filles partout et si elles étaient ravies bien évidement, protéger mon jardin autant que les protéger des prédateurs éventuels est impossible. J’ai vu la clôture des ânes soulevée par le renard à plusieurs endroits et je me dois maintenant de compléter cette clôture avec les bambous coupés et amassés dans la cour.

La plate-bande construite en pierres sèches le long de la nouvelle terrace il y a seulement quelques semaines de cela, est mon terrain d’expérimentation : elle est profonde et a été remplie de terre des fossés dont j’avais un tas depuis 6 mois. Là foisonnent toute sortes de vivaces et de légumes côte à côte : les butternuts ont littéralement envahi tout l’espace, aux côtés des tomates, poivrons et aubergines, des plants qu’ils nous restaient après en avoir rempli le potager où là par contre ils végètent et où les récoltes sont décevantes. La terre des fossés est riche et légère alors que celle du potager est compactée et dense.

Une nouvelle approche est nécessaire : amender sérieusement le terre en y apportant du crottin et du BRF dès que les espaces sont libres. Garder le motoculteur et les bouteilles de fertilisants dans la remise et laisser travailler les vers et autres animaux est une priorité pour des récoltes saines abondantes et savoureuses.

Une petite balade tard hier soir avec les ânes une fois la chaleur tombée, une visite chez les voisins, rencontre avec N* qui avait emmené ses chiens prendre un bain dans La Lère et qui rentrait. Elle nous a donné des nouvelles des 2 petites corneilles tombées du nid dans le chemin qui mène à l’église avant-hier. Elles ont dû avoir trop chaud dans leur nid nous a-t-elle dit. Elle a l’intention de les relâcher là où elle les a trouvées, dès qu’elles auront des plumes et pourront se percher…Ces petites corneilles ont de la chance, N* est une autre mère poule attentive.

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