L’art de faire son fromage.

Merci à vous David Asher, pour votre fabuleux livre : L’art de faire son fromage.

« Rien n’est perdu. Voici l’enseignement de ce livre qui questionne avec beaucoup de clarté et de simplicité notre modèle de production contemporaine en nous ramenant aux fondamentaux sans autres forme de procès. En faisant le pari un peu fou du fromage « maison », cet ouvrage que je classe volontiers dans la catégorie des manuels, réanime le bon sens avec une approche tactile et concrète, il éveille les consciences avec brio en nous mettant les mains dans la bassine. Rien de tel pour revenir à l’essentiel. Apprendre à faire son fromage comme on le faisait autrefois chez soi, se réapproprier le geste, faire table rase des dogmes technologiques qui ont envahis les esprits et introduit la « peur du lait cru, peur des bactéries, des champignons » écrit David Asher, faire confiance à la nature en maitrisant la fermentation, cet opus richement illustré de photographies, nous ouvrent les voies du vivant inexplorées depuis bien longtemps, un peu comme s’il nous réapprenait à marcher» Véronique Richez-Lerouge , présidente de l’association Fromage et terroir, journaliste spécialisée en produits laitiers et auteur de France, ton fromage fout le camp !(2012) La vache qui pleure(2016) et Main basse sur les fromages AOP (2017)

Depuis que je ai trouvé  cette perle je n’ai cessé de faire des tas de choses délicieuses avec du bon lait de vaches qui paissent au pré toute l’année et que l’on trouve à juste quelques kilomètres de chez nous.

Nous vivons a la campagne dans le Sud-Ouest de la France, et on penserait que trouver du bon lait frais de vache ici serait si facile….Loin de là.

Là où nous allons chercher notre lait, est la dernière ferme traditionnelle de la région,  et malheureusement le camion de la coopérative ne passera plus chez nos amis paysans à partir de dimanche.

A 35 centimes le litre, ce n’est plus la peine de se lever le matin pour faire la traite. Ils garderont leurs vaches m’a dit Eliane mais seulement pour les faire vêler et nourrir leurs veaux qui seront ensuite nourris pour la boucherie.

Ils garderont le lait d’une seule vache pour les besoins de la famille. Elle a aussitôt ajouté, à mon grand soulagement,  que je serais toujours la bienvenue pour venir chercher mes 6 litres hebdomadaires.

Je suis rassurée pour nous qui allons continuer à nous  régaler mais triste de penser que l’on est en train de perde un patrimoine précieux au profit de sociétés internationales qui nous vendent de la merde et qui n’ont aucun investissement autre que celui de leur compte en banque.

Mais je reste confiante qu’il reviendra. Il y a tellement de jeunes qui  ont le désir, l’énergie et l’engagement de retrouver un mode de vie plus vrai et plus sain.

Ses 15 derniers jours, sitôt arrivée à la ferme je vais directement à la pièce attenante à l’étable et je me sers moi-même dans la grande cuve. Je passe ensuite par la cuisine pour leur laisser mes quelques euros.

L’odeur du lait encore chaud, c’est tellement bon !  Et c’est comme la madeleine de Proust , elle me ramène à ma toute petite enfance quand je tirais sur les pis de notre vache en visant la bouche ouverte de mon chaton. Quel bonheur !

Il y avait 10 vaches sur la ferme que papa avait trouvé en rentrant d’Algérie et nous les avons gardé 6 mois avant qu’elles ne tombent malade, mais dans mes souvenirs d’enfant ses 6 mois avaient duré une éternité.

J’ai toujours  le souvenir très vivace de mes soirées d’été après la traite, quand pieds nus , mon bâton dans une main et la lumière des étoiles au-dessus, J’emmenais « mes vaches » au pré pour la nuit. Ou peut-être était-ce elles qui m’emmenait ? Vous pensez donc qu’elle le connaissait bien le chemin!

Et les sabots qui lançaient des étincelles sur les cailloux….! Et leur bouse toute fraiche et chaude entre mes orteils. On aurait dit les épinards de maman. Quel émerveillement….

Ici, dans le sud du Lot, et tout près de chez nous  on  trouve 2 fermes qui font de bons  petits fromages de chèvre délicieux qu’ils appellent des Cabecous ou des crottins. Je  les préfère très frais, mais quand ils vieillissent et durcissent nous les râpons dans nos plats comme le parmesan.

J’aurais aimé acheter du lait de chèvre frais directement à la ferme et faire nos crottins mais malheureusement il n’y en avait pas à vendre, et je me refuse d’acheter celui du supermarché…..

Alors peut-être il nous faut une chèvre ?

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