Une histoire de glandouille

En rentrant avec les ânes ce soir, on ne pouvait s’empêcher de remarquer que cette année les glands autour du grand chêne qui marque l’entrée de notre chemin, sont en fait très peu nombreux et les ânes ne tiraient même pas sur leur longe pour essayer d’en croquer quelques-uns au passage….

L’hiver 2014 fut très différent : il y avait littéralement des milliers de glands jonchant le sol à cette même époque et les ânes se régalaient à chaque sortie.

 Geoff a voulu en profiter lui aussi et a cherché des recettes auprès de nos voisins. Bien entendu ça fait belle lurette que plus personne ne les cuisine et les regards étaient surpris. Les glands ? Il veut cuire des glands ?? ? Ca alors, c’est bien une idée anglaise ! Et de rire ensemble de cette idée saugrenue.

Finalement après avoir passé plusieurs soirées sur son ordi, Geoff a trouvé quelques pistes intéressantes du côté des Amérindiens.

Pour éliminer le tanin, il faut faire bouillir les glands 5 fois, 5 minutes, et dans 5 eaux différentes  avant de les éplucher, après quoi les glands sont digestes et peuvent être utilisés en cuisine pour toutes sortes de choses. Nous, nous avions décidé d’en faire de l’houmous en échangeant les pois chiches pour des glands. Le résultat fut superbe.

Nous avions baptisé notre recette «  la glandouille du Quercy » en se disant que si nous avions 40 ans de moins surement qu’on l’aurait lancé sur les marchés de la région». Et de nous imaginer riches bien-entendu!

Eplucher des glands n’est pas une mince affaire. C’est équivalent à l’épluchage des châtaignes. Ça donne des crampes et on s’abime les mains quand le couteau dérape, mais quand on fait ça entre amis, ce qui était notre cas, alors on s’en accommode. Les séances d’épluchage nous ont fournis beaucoup de rire et de convivialité.

Nous n’avons pas eu de récolte de glands équivalente depuis. Apparemment j’ai lu que les chênes  d’une région en communiquant entre eux, décident de leur production de glands chaque année, pour se protéger des insectes ravageurs. En effet si les productions de glands sont imprévisibles les insectes ravageurs se multiplient moins vite puisqu’ils n’ont pas la certitude de pouvoir nourrir leur progéniture!

 Pas de soucis pour nous : nous avons fait le plein et n’avons pas besoin de glandouille encore pour quelques années !

Une réflexion sur “Une histoire de glandouille

  1. Bonjour la dame aux ânes !
    Je sais que je n’aurai pas le courage de me lancer dans la recette (j’ai déjà renoncé à la gelée de coings) mais j’aime beaucoup l’idée que la nature nous offre de quoi survivre « au cas où ». Et j’aime encore plus l’idée de la stratégie défensive de la compagnie des arbres.
    Bon appétit et caresses aux ânes,
    Danielle

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